Pays touareg

Quinze militaires nigériens ont péri dans un accrochage avec les combattants touaregs de l’Aïr

Encore une fois, les combattants touaregs infligent de lourdes pertes à l’armée nigérienne.


Le 9 novembre, un accrochage a opposé les combattants touaregs du MNJ aux militaires de l’armée nigérienne sur l’axe Agadez-Arlit. Cet accrochage a fait 15 morts du côté de l’armée du Niger. Quatre autres militaires, dont le chef de la mission, le lieutenant Ali Sidi, ont été fait prisonniers. Quatre véhicules équipés ont été détruits. Cet accrochage était également l’occasion pour les combattants du MNJ de s’emparer d’une quantité importante d’armes et de munitions ainsi que d’un véhicule 4x4 équipé d’une mitrailleuse 12,7.
Une fois de plus, les combattants touaregs montrent leur maîtrise du terrain et leur supériorité sur les armées des Etats en place. Des Etats « orgueilleux » qui méprisent les Touaregs qu’ils traitent de bandits lorsqu’ils s’élèvent contre l’injustice et se battent pour pour se faire respecter. Ces Etats qui refusent le dialogue et qui s’attaquent aux populations civiles pour faire pression sur les combattants (des dizaines de civils touaregs ont été lâchement assassinés par des milices liées aux armées étatiques). Des Etats, par ailleurs, qui font appel à des puissances comme la France et les Etats-Unis dans le but d’éradiquer la « rébellion » touarègue. Des Etats qui, une fois acculés, acceptent de négocier mais sans jamais honorer leurs engagements. De véritables lâches, sans principes, qui misent sur la durée pour pacifier définitivement et domestiquer les Touaregs comme l’ont fait les Etats algérien et libyen avec « leurs » Touaregs.

Il faut rappeler que si le MNJ s’est lancé dans cette aventure militaire c’est parce que les tenants du pouvoir à Niamey ont joué les « sourds » face aux problèmes qui leur ont été exposés.

Dans une déclaration, le MNJ met en garde les Etats, notamment voisins, qui seraient tentés de prêter main forte au régime de Tanja pour affaiblir et combattre le MNJ.
Le Mouvement met en garde, par ailleurs, l’opinion nigérienne et la communauté internationale quant à la circulation dans les axes Tahoua-Agadez, Zinder-Agadez, Agadez-Arlit, Agadez-Bilma. Selon le MNJ, ceux qui emprunteraient ces axes « le feraient à leurs risques et périls ».

Il faut signaler que la France et les Etats-Unis assistent militairement les Etats malien et nigérien dans leur lutte contre les Touaregs. Récemment, Nicolas Sarkozy a publiquement promis une aide militaire au président malien, ATT, lors de sa visite en France. Les militaires américains sont présents sur place dans le pays touaregs où ils assistent les militaires maliens et nigériens. Entre autres services, les Américains utilisent leur technologie satellitaire pour capter les communications entre combattants touaregs qu’elle communique aux armées des Etats malien et nigérien.

Face à cette alliance internationale contre les Touaregs, nous ne pouvons que leur souhaiter beaucoup de courage. Mais leur détermination à combattre l’injustice et en finir avec des régimes corrompus aura, certainement, raison de toutes les alliances.

Nous reviendrons certainement, incessamment, sur cette complicité notamment de la France et des Etats-Unis dans la stratégie qui consiste à faire taire les Touaregs.

La Rédaction

Site du MNJ

Messages

  • et l’Algérie hypocrite n’est pas étrangère à cette pourriture de « coalition » franco-américaine contre le peuple touareg dont les combattants sont régulièrement qualifiés de « rebelles » par la presse-à-la-botte.

    l’uranium fera encore couler beaucoup de sang pendant que la population vit avec moins de 1$ par jour !.

    Une récente étude publiée par El Watan fait le même constat chez les islamo-arabisés de Boutef : moins de 1$ par jour !, sans compter les tonnes d’immondices qui ensevelissent l’ensemble du territoire, y compris la capitale de ce pays finissant et croupissant.

    Allez les touaregs ! Vous êtes de la race des Seigneurs !

    La Mécréante.

    • On dit que la démocratie est la parole du peuple.C’est toujours la majorité votante qui l emporte,donc la minorité est ecrasée ce qui nous conduit à l adage de « la loi du plus fort est toujours la meilleure »adage valable dans le monde entier,voyons le cas des Kurdes partagé comme du fromage par l Irak,Iran,Turquie et autres,ce groupe etnique autochtone n a jamais eu la faveur des puissances étrangères.C’est le cas de notre chere tamazgha envahit par une tribu pillarde invétérée hilalienne sous le nom d islam.Depuis ce temps on a fait des yeux doux à cette bande de destructeurs jusqu à nos jours.Tamazgha est aussi partagée par les puissances impérialistes en Libye,Algerie,Maroc(pire,ce pays est appelé moghrib-ouest de l Arabie),Sahara occidentale,Mauritanie,Mali,Niger,Tchad, Sénégal et burkina-faso voilà le pays d’AMAZIGH.Tous ses chefs d états sont à la solde des puissances étrangéreS au détriment des minorités autochtones,braves,simples,laiques,démocratiques,hospitaliéres,protectrices et justes.on ignore cette souche saine pour aider les fouteurs de troubles du monde, ne dit-on pas un homme averti en vaut deux ? Les Américains,les Francais,les Anglais et les Espagnoles n ont pas retenus leurs leçons !Ils s en mordront encore les doigts à l avenir,ça leur apprendra à soutenir les dictateurs.Quand à nos frêreS IMAJIGHEN DU Niger et du Mali,il faut savoir que ces frêres étaient des nobles et chacun avait au mois une dizaine d ésclaves,si ce n’est cent et plus ?aujourd hui,ils sont affranchis tant mieux :c est l égalité et le respect de tout un chacun ( c’est la devise Berbère),mais certains d entre eux prennent le pouvoir et se vengent de leur situation historique et bien sûr avec la bénidiction des chefs d états Africains du nord,d abord pour sauver leur despotisme tout en servant leurs maitres occidentaux.
      Pourquoi tous ces génocides contre notre langue,notre culture voir contre notre éxistence ?C’est parceque franchement nous sommes les derniers au monde:on n’arrive jamais à s entendre, à s’unir et à se respecter.ANWA ID ZMAN-IK AY IFKER ?AKKA SEG WASSEMI ID NEKKER !
      AYLIMAS

    • Il faut faire du bruit autour de la question touregue. Chaque jour, la télé française nous passe des documentaires sur la vie de ces Nomades, sur leurs traditions... mais jamais un mot sur leur Lutte. Il faut en parler. Les Touaregs font leur devoir militaire sur le terrain, mais ils manquent de politiques et de spécialistes en communication. Les Berberes de la diaspora doivent les aider à internationaliser leur conflit. La victoire des Touaregs sera un Début de Libération de toute l’Afrique du Nord.

      A propos, les députés de la majorité au pouvoir en Algérie ont déposé un projet de loi stipulant l’utilisation de l’alphabet arabe pour transcrire la langue berbère.

      « Ils ont raison, me diriez-vous. Ne sommes nous pas pas dans un pays officiellement arabo-musulman ? » - Je suis tout à fait d’accord avec Vous.

      Cependant, je vous informe, c’est tout.

    • UNE JOURNEE INTERNATIONAL POUR LA NATION AMAZIGH.

      Les touaregs vont mal, oui, non mais pourquoi ?
      Parece que ils sont seul et les grands méchants loups font tout pour passer le combat touaregs sous silence et même il y a une conspiration (franco-américain) contre eux
      et contre le peuple amazigh en général.

      Donc, une journée internatiol sur les touaregs fait par nous , nous mayens médiatiques-journaux, radio, sites, associations, ligues, ONG, fronts, partis politiques, s’ils y a et autres
      chanteurs, poétes, hommes de théatres
      et les millitants de MCA, MCB dans toute tamazgha.....ect, ect...........
      Ainsi une journée spéciale dans l’année sera consacré a tel ou tel pueple de Tamazgha ;
      Commensons par une journée proche pour les touaregs, l’urgence, après,
      Une journée pour le peuple amazigh libyens.
      Une journée pour les imazighen en Tunisie.
      Une journée pour le peuple amazigh en Algérie.
      Une journée pour le peuple amazigh au Maroc.
      Une journée pour le peuple amazigh aux
      îles Canaries.
      Ainsi chaque amazigh sur sa patrie ou dans la diaspora sera concerné par cette journée de faire quelque chose sur ce peuple-là de tamazgha.
      Ainsi nous ferons le cantacte entre nous de chaque jour et nul ne sera seul
      et ces journées seront établi dans notre calandrie annuelle.
      Et il n’y a que TAMAZGHA en tant que ONG amazigh qui peut faire celà.
      Enfin, consulter chaque peuple de le jour préfrent ou sympolique pour lui.

      Lancez un appel pour la nation amazigh
      sinon, nous mor......

      Tanemmirt
      Isten 15.II.O7

  • Azul fellawen.
    Nous devons les soutenir politiquement, physiquement et financièrement et prendre un exemple sur eux.
    L’actions directes, est le seul moyen de récupérer nos droits et s’opposer à la poursuite des attaques subies par notre peuples au lieu de pleur nos morts chaque jour.
    Azul .

  • Dans le sud algérien, les touaregs ne veulent plus être traités comme des chiens errants !

    Pour mieux les « mater » ou les achever ( à l’instar des kabyles), le pouvoir ne trouve rien de mieux que de les dresser les uns contre les autres par la mise en place de « groupes de patriotes armés » !

    Les algériens n’en finiront donc jamais de s’entretuer pour que vivent grassement la minorité du Club-des-Pins.

    lire ci-dessous l’interview hypocrite et pleine de contradictions d’un « touareg de service » bras armé du pouvoir, donnée en exclusivité au journal Echorouk.

    La Mécréante


    exclusivité http://www.echoroukonline.com/english/ du 19/11/2007

    Algérie : Le chef Touareg du groupe milices armées cherche à protéger les frontières méridionales.

    Dans une interview exclusive au journal Echorouk, le chef des Notables Touaregs de la région du Tassili, Hadj Ibrahim Ghouma, dit qu’il a sollicité auprès du ministère de la Défense nationale la mise en place d’un groupe de vigiles armés Touareg pour contribuer à l’éradication des terroristes responsables d’attaques transfrontalières dans le sud algérien.

    Hadj Ibrahim Ghouma a été membre de l’Assemblée nationale populaire depuis 10 ans maintenant et est actuellement le Président de l’Assemblée municipale de ILLIZI dans le sud-est de l’Algérie.

    Le journaliste d’Echorouk lui a posé quelques questions au sujet de la situation actuelle dans le sud du pays, à la lumière des derniers développements dans la région Illizi.

    Q : En ce qui concerne la récente attaque terroriste contre l’aéroport de Djanet, il ya encore certains aspects obscurs sur la véritable identité des auteurs et de leurs véritables motivations et comment ils réussissent, en premier lieu, à s’infiltrer dans la région autrefois paisible ?

    Oui, il ya encore des éléments de fait obscur, mais je dois affirmer sans ambages que les auteurs de cet odieux attentat terroriste n’ont rien à voir avec les Touareg membres de la communauté qui ont toujours été pacifiques et accueillants.

    Je tiens également à dire que le Touareg mouvements rebelles armés basés au Mali et au Niger ne sont pas clairement impliqués dans l’attaque de l’aéroport de Djanet pour de nombreuses raisons.

    Le récent attentat pourrait être l’oeuvre d’un groupement des éléments les plus anodins de ces terroristes qui opèrent dans le sud du pays et dont l’objectif est de porter un coup à l’économie nationale en ciblant notamment les installations pétrolières de la région.

    Q : On parle beaucoup en ce moment au sujet de la disparition soudaine d’un groupe de jeunes Touaregs qui auraient rejoint les groupes armés à travers la frontière, qui coïncide avec la récente flambée de violence dans la région ?

    Je tiens à souligner que seuls 10 jeunes Touaregs ont quitté Djanet il y a environ un an pour une destination inconnue et nous sommes toujours à leur recherche à la demande de leurs familles.

    J’ai été informé que ces jeunes ont rejoint la rébellion Touareg au Niger et au Mali, mais ils n’ont évidemment rien à voir avec les petits groupes terroristes opérant le long des frontières sud de l’Algérie.

    Ces jeunes Touaregs ont été poussés à quitter Djanet principalement en raison de leur dénuement et de leur exclusion sociale, notamment le manque de possibilités d’emploi. Les autorités locales étant défaillantes dans l’affectation des emplois pour la communauté Touareg.

    Q : Même si ces jeunes Touaregs n’ont pas adhéré aux groupes terroristes salafiste, ne vous attendez-vous pas à un grave développement que pourrait avoir à moyen et à long terme les répercussions néfastes sur la stabilité de l’ensemble de la région ?

    J’ai déjà alerté les autorités sur cette situation et j’ai demandé à l’Etat d’intervenir directement dans le règlement de cette question avec l’aide active des familles de ces jeunes.

    J’ai également adressé une lettre au Président de la République pour l’informer de toute l’affaire dans l’espoir de le voir prendre les mesures nécessaires pour remédier à la situation, une fois pour toutes.

    Les jeunes Touaregs, qui sont maintenant de l’autre côté de la frontière, devraient être persuadés de revenir à la fois en leur assurant qu’il n’y aura pas de récrimination ou de représailles à leur encontre.

    Q : Pourquoi est-ce que vous demandez l’intervention des Autorités au lieu d’agir vous-même en votre qualité de chef des Notables Touareg pour ramener à Djanet ces jeunes désabusés d’autant plus que leurs familles ont directement demandé votre aide ?

    La question est un peu délicate et complexe et je ne peux intervenir que sur le mien ; l’intervention de l’Etat est une condition préalable à élaborer une solution permettant aux jeunes Touaregs à revenir à leurs parents les plus proches, sans tapage pour ne pas répandre des rumeurs au sujet de leur implication dans de pseudo-attaques terroristes dans la région.

    Cette percée permettra au jeune Touaregs de trouver un regain de confiance dans les autorités du pays à partir de l’échelon local.

    Q : En plus de votre haute position sociale au sein de la communauté Touareg, vous avez rempli d’importantes fonctions politiques depuis l’indépendance de l’Algérie, quelle est à votre avis la meilleure façon de faire face efficacement à la menace terroriste et la persistance des activités de contrebande dans les régions du sud ?

    Compte tenu de l’instabilité dans la région, il est plus que nécessaire d’impliquer directement les résidents locaux, c’est-à-dire les Touaregs eux-mêmes dans la protection de la frontière sud du pays avec la mise en place de groupes d’autodéfense armés opérant, bien sûr , Sous l’étroite supervision de l’Armée nationale populaire.

    De telles milices armées seront en charge de chaque pouce de ratissage des zones du sud de la province Illizi, sans répit pour écarter toute attaque terroriste transfrontalière.

    Ces groupes d’autodéfense devrait être composé de locaux dont l’avantage des Touaregs est de connaître tous les coins et recoins du sud algérien.

    Je vous rappelle que cette armée, groupes de légitime-défense, appelés « Maharrissat » existaient dans les années 60 et 70, et a fait un assez bon travail en débarrassant les régions méridionales de tout banditisme, avant d’être brutalement dissous par les autorités dans les années 80.

    Leur réintégration à ce stade sera, je pense, une bonne chose compte tenu de la situation imprévisible qui prévaut actuellement dans le sud.

    Q : À votre avis, qu’elle est l’approche la plus appropriée pour mettre un terme à la marginalisation et l’exclusion brutale des jeunes dans les régions méridionales du pays ?

    Vous savez, les jeunes d’hier et d’aujourd’hui sont différents à bien des égards, les jeunes de la province de Illizi, par exemple, sont maintenant formés et beaucoup d’entre eux ont des diplômes universitaires et ils répugnent de rester à l’écart de la vie pour les siècles et des siècles.

    Les autorités locales dans le sud devraient renoncer à leur politique d’exclusion actuelle et associer directement les jeunes Touaregs dans la vie active, en leur offrant des possibilités d’emploi et un logement décent pour que ces jeunes se sentent à part entière en tant que citoyens algériens, et non comme des parias sociaux.

    Par Abdenour Boukhemkhem


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